05/07/2008

Suis-je une marâtre ?

Evidemment non puisque je ne suis pas mariée avec Lui.

Et pourtant ? C'est ce que j'ai l'impression d'être aux yeux de cette petite fille.
Elle a dit nettement à son institutrice qu'elle ne voulait pas de maman. Elle ne me supporte pas et fait supporter à mon fils toute la responsabilité de son "pétage de cables" !

Certes mon fils (8 ans) est taquin, naïf et peu taper sur les nerfs ; mais jusqu'à influer sur l'état psychologique d'une fille de 12 ans ?
Les taquineries de mon fils ont été nourries par les  autres enfants de la cour d'école ;"Tu sais, Truc, untel il a dit ça sur toi !" ; "OOooh tu es amoureuse de machin"..... Toutes ces gamineries que nous avons tous entendu mais pour lesquelles nos parents ne prenaient souvent pas parti.

Mon fils a un gros défaut (si je peux dire) : il est solitaire et s'invente des histoires, il joue avec ses mains et se créé des saynettes ; il lui arrive de se taper sur la tête (comme les adultes) quand il a une idée.... C'est amusant mais à la longue cela peut être lassant surtout qu'il accompagne ses gestes par des bruitages ; Les gamins sont méchants entre eux et beaucoup ne  le comprennent pas et le prennent pour un débile ; c'est d'ailleurs comme cela que cette petite fille a traité mon fils !

La Directrice de l'école me dit que mon fils a un comportement normal pour son âge, qu'elle n'a pas constaté "d'anomalies" et qu'elle n'a pas reçues de plaintes pour son comportement à la cantine (qui laisserait à désirer, parait il). 

Lui et moi nous sommes disputés "violemment" au téléphone, chacun défendant ses enfants ; Notre histoire est mise entre parenthèses : nous ne voyons plus, nos enfants non plus.

Mercredi soir il m'a appelée prétextant m'annoncer la libération d'Ingrid Bétancourt..... "Où en sommes nous ?" m'a t il demandé. Je n'ai pas su quoi lui répondre ;

 Moi je l'aime toujours malgré tout .... et il le sait

 

 

12:36 Écrit par R dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

22/06/2008

Etre libre d'être heureux

Peut-on être heureux "librement", peut-on apprécier un moment présent sans que la personne aimée soit près de soi ? C'est la question que je me suis posée récemment.

Vendredi dernier, j'ai pris "possession" d'un nouveau travail confié par l'agence intérimaire. J'ai passé cette première demi-journée avec la personne que je vais remplacer pendant une semaine. Elle m'a expliqué avec passion son travail et j'ai retrouvé les tâches que j'avais déjà accomplies quelques années plus tôt. L'enthousiasme, la bonne humeur de ce collègue étaient communicatifs et je me disais que j'allais certainement aimer venir travailler tous les après-midis dans cette entreprise. Alors même que je pensais cela j'ai culpabilisé ; je me suis dit que j'allais être heureuse sans sa présence (la présence de mon ami). J'ai eu l'impression de le quitter, de le tromper.

Pourquoi ? Je ne me comprends pas.

Quand j'étais mariée (aujourd'hui est la date anniversaire de mon mariage, il y a 23 ans) je ne me posais pas ce genre de question. J'étais heureuse dans mon travail et j'étais heureuse à la maison. Mais je fais ce parallèle : j'étais heureuse sans mon mari - il m'a quittée ; est-ce une relation de cause à effet ou un raccourci vite fait ? Inconsciemment je me dis que c'est de ma faute et que je n'aurais pas du m'investir autant hors de la maison ; si  je reproduis cela encore une fois, mon ami me quittera lui aussi. Alors que je sais pertinemment que c'est le contraire qui risque de se passer : si je m'accroche trop, il s'éloignera encore plus !

C'est peut-être la liberté qui me fait peur.

11:37 Écrit par R dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |