30/07/2008

Jean qui rit et Jean qui pleure

Mon après midi s'était pour tant bien passé.

J'ai vidé un peu mon sac aux infirmières psy. Bien sûr il n'y a pas échanges proprement dit mais elles m'écoutent et mettent l'accent sur un détail de ce que je raconte, elles me demandent par exemple ce qui m'a plu dans ma sortie solitaire à Forcalquier, ce que je recherchais en allant voir sa mère dimanche soir, si sa compagnie me plaisait à ce point,.... Elles m'aident à avancer dans mon cheminement. J'ai bien sûr encore pleuré, j'ai beau avancer peu à peu, la blessure est toujours  là et douloureuse. Je ne sais d'ailleurs pas encore sur quoi je pleure.

Quand je suis sortie, une heure après, je suis allée retrouver une ancienne collègue à la terrasse d'un café. Nous avons passé un agréable moment et franchement je l'ai apprécié ce moment ; Je me suis sentie libre comme libérée d'un poids, d'une charge.

J'ai pris plaisir à préparer le repas du soir "curry de crevettes à la mangue" .

Pourquoi ce vide s'installe-t-il alors en moi ? Je semblais heureuse il y a moins de deux heures et là tout s'effondre comme un château de cartes. Tout à l'heure je l'ai aperçu en voiture non loin de chez sa mère. Sa fille était à ses côtés et comme d'habitude elle avait la mine renfrognée ; je me répète sans doute mais je crois qu'il commence une période très difficile avec elle !
Il me rejette .......sous prétexte que ma présence et celle de mes enfants ont brisé son équilibre familial. Il va se retrouver seul face au mal être de sa fille .... Je lui souhaite bon courage !

Dehors, des éclairs d'un orage de chaleur illuminent le ciel, la fraîcheur pénètre dans ma chambre....

Je ne suis pas encore totalement libérée.

23:39 Écrit par R dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

Fragile Tu es encore fragile, ma p'tite pupuce!
Vois plutôt les progrès que tu as fait et dis-toi que si tu as, même rien que quelques heures, trouvé ce chemin-là, tu pourras le retrouver

Écrit par : La P'tite Mimi | 31/07/2008

La libération elle est pourtant là, en toi.. Cette relation devait, inconsciemment, être lourde à porter et devait également être frustrante pour toi si tu t'es sentie délivrée d'un poids après en avoir parlé. Tu sais, rien ne se bâtit en un jour. Mais je crois que tu as mis le pied sur la bonne route...
Allez zou, à tout vite... prends soin de toi!!

Écrit par : pierre de lune | 05/08/2008

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